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Juin 22 2011

Dictionnaires et Internet

Des dictionnaires sur Internet ? Quelques pistes d’utilisation en ligne.

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Enseignant :

Bernard Maréchal

Professeur de Lettres Classiques

Lycée Jean Michel

39000 LONS LE SAUNIER

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Objectif :

 Simple répertoire (très incomplet) de dictionnaires en ligne, utilisables par un enseignant et sa classe.
Portails : Une sélection de portails sérieux.

  • Un portail assez riche : « les dictionnaires.com ».
  • Un autre portail : Lexilogos.
  • Le portail Larousse. Il ouvre sur 21 dictionnaires différents, dont le Larousse de la langue française. La consultation se fait par moteur de recherche, ou par série d’entrées correspondant à des portions du contenu alphabétique.
LCA : Des dictionnaires de Langues et Cultures de l’Antiquité.

  • Grec : le Bailly, au format *.pdf, avec un index.
    Manipulation simple : on fait dérouler une liste des premiers mots de chaque page du Bailly, après avoir choisi une lettre de l’alphabet.
    Selon les navigateurs employés, l’alphabet se présente en caractères grecs, ou transcrit en caractères latins.
    Léger inconvénient : on ne peut pas le feuilleter de page en page, on doit revenir à l’index des mots grecs. Quand un lemme occupe plusieurs pages … Et la qualité de la numérisation est médiocre.
  •  Grec : pour les anglicistes, le dictionnaire grec-anglais de Liddel & Scott est complexe, mais beaucoup plus riche que le Bailly. Sa manipulation, une fois les premiers tâtonnements effectués, est simplissime.
    On choisit une lettre de l’alphabet, ce qui ouvre une série de lignes avec affichage au survol du curseur, pour présélectionner une série de mots, puis on a les mots un par un.
    C’est parfois long, mais on y trouve tous les mots rares, les hapax, et une remarquable analyse des formes et des variantes, que n’offre pas le Bailly.
  •  Latin : le Gaffiot, au format *.pdf, avec un moteur de recherche où l’on saisit le début d’un mot latin. La page s’affiche comme pour le Bailly grec, avec l’avantage de pouvoir feuilleter et passer à la page suivante ou précédente.
    La qualité de la numérisation est supérieure à celle du Bailly.
  •  Latin : le dictionnaire de Benoist & Goelzer, hébergé par la BNF, se manipule assez facilement, mais la qualité de numérisation est parfois médiocre. Il faut déplier l’outil de recherche, saisir une forme (mot entier ou partiel), et les occurrences s’affichent.
  •  Latin : le dictionnaire de Quicherat, hébergé par la BNF, se manipule comme le Benoist & Goelzer.
  •  Le dictionnaire latin-anglais Lewis and Short, conçu sur le même modèle que le Liddel-Scott.
  •  Latin : le Dicolatin, moins performant que le traditionnel Gaffiot, et nécessitant une adhésion et une cotisation …
  •  Latin : le dictionnaire de Jeanneau, Hassid et Taland, chez Collatinus, est simplifié et convient bien à des recherches rapides.
  •  Latin : une création récente, le Dictionnaire Olivetti, encore imparfait et commercialement marqué par les publicités qui s’y affichent, offre des moteurs de conjugaison et déclinaison, parfois encore entachés d’erreurs morphologiques.
  •  Le classique dictionnaire des antiquités gréco-latines, le Daremberg et Saglio, au format *.pdf, avec un index alphabétique de recherche. On obtient la liste des entrées correspondant à telle lettre initiale. Dans chaque article, on peut très facilement faire défiler les pages, et la qualité de la numérisation est excellente.
Langue française : Des dictionnaires de langue française : quelques outils sérieux et fiables.

Tous ces dictionnaires sont très riches, offrent des fonctionnalités multiples.

  •  Le portail des dictionnaires de l’académie française. Les dictionnaires de l’Académie offrent des recherches par mot-clé, ou plein texte.
  • Le CNRTL. Il propose des approches scientifiques complètes : Morphologie, Lexicographie, Étymologie, Synonymie, Antonymie, Proxémie, Concordance.
  • Le Littré. Littré propose des citations, des recherches plein texte, des définitions modernes actualisées, des synonymes.
  • Le TLFI : Trésor de la langue française informatisé. Très riche, il présente de façon méthodique les diverses significations d’un mot, avec beaucoup de citations.
  • Le portail généraliste de l’ATILF, qui ouvre sur des dictionnaires du français de diverses époques, et notamment les dictionnaires de l’Académie : le ARTFL Project, de Chicago.
Dictionnaires plus généralistes : Des dictionnaires généralistes, ou de synonymes : quelques outils sérieux et riches.

  •  Le CRISCO, de l’Université de Caen, se trouve également à cette autre adresse.
  • Le dictionnaire de synonymes du CNRS.
  • Le Dictionnaire, tout simplement. Cette entrée propose une encyclopédie en ligne, un outil de conjugaison française, un dictionnaire de synonymes, des traductions en ligne. On y accède par un moteur de recherche.
  • Autre dictionnaire en ligne : le Wiktionnaire, un wiki. Accès par moteur de recherche.
  • Le dictionnaire Alexandria, avec publicité,qui offre à la fois des définitions, des synonymes, des anagrammes, les définitions du Littré, des locutions plus ou moins longues ou proverbiales.
  • Un autre : le Dictionnaire des synonymes, tout simplement. C’est un peu le degré zéro de la synonymie.
 Des outils pour la langue française : Pour sortir de cette catégorie rigide des dictionnaires, voici deux autres outils très sérieux.

  •  Le Grand dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office québecois de la langue française « est une banque de données terminologiques, il rassemble les termes appartenant à des domaines de spécialité ; il ne s’agit donc pas d’un dictionnaire usuel ».
  •  Le même Office québecois de la langue française propose aussi la Banque de dépannage linguistique (BDL)
 Dictionnaires de citations : Des dictionnaires de citations, plus ou moins fiables.

  •  Bribes, avec un moteur de recherche simple.
  • Dico – citations, pollué par des publicités.
  • Un autre, encore pollué par des publicités, affirme donner des citations de grands auteurs. Reste à savoir sur quels critères la grandeur se fonde ?
  • Un autre, L’Internaute, toujours pollué par des publicités.
  • Un des plus connus, Evene.
 Un peu de fantaisie lexicale : Des dictionnaires plus fantaisistes.

  •  Médiadico propose une palette de services, conjugaison, définitions, anagrammes, expressions, citations …
  • Le Dicomoche offre tout le nécessaire pour écrire et parler moche …
  • Un dictionnaire d’argot, le Bob, qui offre la particularité de ne jamais s’ouvrir à la même page … tout en proposant 54169 définitions.
  • Un dictionnaire pifométrique, UNM : Système d’unités pifométriques, non reconnues par l’AFNOR … c’est assez savoureux parfois, et mérite d’être exploité par des élèves en écriture d’invention.
  • Le Dictionnaire de la zone propose l’argot dit « des banlieues ». Sous une étiquette provocatrice, il est néanmoins très intéressant.
  • L’Antidico se prétend le dictionnaire des mots absents des autres dictionnaires.
  • Le Xyloglotte est le dictionnaire de la langue de bois : il contient des mots fantaisistes, composés sur des principes de création étymologiques un peu tirés par les cheveux …
PRÉCAUTION : Vérifier l’obsolescence des liens avant de dire que cela ne « marche » pas.

Au sujet de l'auteur

Bernard Maréchal

Ex-Professeur de Lettres Classiques
Lycée Jean Michel
39000 LONS LE SAUNIER

Membre du Groupe de Travail Lettres-Tice de 2006 à 2013
Webmestre du site GT Lettres-TICE de 2006 à 2013

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