Un agent conversationnel pour améliorer le vocabulaire en 3ème
Dans ce projet, l’enseignante propose à ses élèves de paramétrer un agent conversationnel qui puisse étayer leurs productions écrites. L’objectif est de faire prendre en main le paramétrage d’un chatbot dédié au lexique des tranchées à des élèves pour qu’ils puissent ensuite l’utiliser comme assistant spécialisé dans l’enrichissement du vocabulaire en situation de production écrite.
Enseignant : |
Marie Dumaine
Collège Victor Hugo, Besançon
Marie-Josephine.Dumaine@ac-besancon.fr |
Contexte, durée et classe : |
– Classe de 3ème
– 55 minutes pour la prise en main de Didakbot puis 55 minutes pour l’expression écrite assistée d’un agent conversationnel
– Fin d’une séquence autour des écrivains de la Grande Guerre et écrits sur la Guerre de 14-18 « Dénoncer les horreurs de l’Histoire : La Première Guerre Mondiale »
– Prérequis : acculturation aux IA génératives, voir le scenario « Prompter malin, éco-prompter » |
Objectifs : |
– Explorer les potentialités des IA génératives de texte.
– Développer des pratiques responsables des IA génératives comme outils d’enrichissement de l’écriture.
– Enrichir le lexique de la Première Guerre Mondiale. |
Conditions matérielles : |
– Matériel utilisé : Tablettes Ipad, 1 pour deux élèves mais cette séance peut tout à fait être réalisée en salle informatique.
– Application Didakbot 3, de la plateforme Novapeda.
– Connexion établissement, pas d’identification élève. |
Mise en œuvre : |
Cette séance intervient après un travail d’acculturation aux IA génératives de langage, à une sensibilisation à leur impact écologique, à l’éthique de l’IA ainsi qu’à un travail sur l’importance de la précision d’un prompt.
En fin de séquence sur un groupement de textes dénonçant les violences de la Première Guerre Mondiale, l’enseignante a demandé aux élèves d’écrire la lettre d’un soldat français à un proche. Ci-dessous le sujet proposé et Grille-critériée-EE-lettre-poilu .

Avant de se lancer dans la phase de rédaction, les élèves ont dû paramétrer un agent conversationnel sur Didakbot 3 de Novapéda. Ils ont donc réinvesti les connaissances préalablement acquises lors de leur travail sur le prompt efficace afin de développer un chatbot le plus précis possible : qui aide à utiliser le vocabulaire des tranchées sans rédiger à leur place.
Le chatbot, une fois paramétré, testé et validé a servi d’assistant tout au long de la séance d’écriture.
En voici un exemple : Chatbot tranchées |
Résultats : |
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Un fort engagement des élèves : La perspective de paramétrer eux-mêmes un agent conversationnel a suscité un vif enthousiasme. Le travail sur le lexique, inhérent à ce paramétrage, a permis une réelle différenciation : chaque élève s’est investi à hauteur de ses compétences linguistiques.
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Des outils finalisés opérationnels : Les chatbots ainsi configurés par les élèves se sont révélés particulièrement performants et précis.
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Une autonomie accrue dans l’écriture : Lors de la phase de rédaction, les élèves ont consulté l’intelligence artificielle de manière régulière et spontanée, bien plus qu’ils ne le font habituellement avec un dictionnaire papier ou des outils d’aide traditionnels (valises de mots).
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Bilan : |
– Plus-value :
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Un apprentissage lexical invisible et contextualisé : L’approche du travail d’écriture par l’entrée lexicale s’est avérée particulièrement pertinente. L’assimilation et la mémorisation de termes nouveaux se sont opérées de manière intuitive et continue, tant lors de la phase initiale de configuration de l’IA que pendant son utilisation en cours de rédaction.
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Une redéfinition constructive de l’étayage : En déléguant une partie de l’aide lexicale à la machine, l’enseignante a pu libérer du temps pour accompagner les élèves sur d’autres dimensions complexes de l’écriture, telles que la syntaxe, la cohérence textuelle ou le respect des codes formels du genre épistolaire.
– Freins :
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La gestion du niveau de langue et de la posture : L’IA a parfois proposé des réponses inadaptées, s’éloignant du niveau de langue attendu pour un élève de troisième ou échouant à maintenir le rôle historique défini (par exemple, celui d’un soldat de la Première Guerre mondiale).
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La complexité du paramétrage anti-triche : Empêcher l’IA de rédiger directement à la place de l’élève reste un défi technique. La frontière est ténue et la machine tend souvent à aller trop loin dans la génération de texte.
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La nécessité de guider le questionnement : Pour contourner ce biais, il s’avère indispensable de contraindre l’usage de l’IA à des tâches strictes de reformulation ou à des requêtes ciblées (ex. : « Quel mot utiliser pour dire « repas » dans ce contexte ? »).
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Article indexé sur Edubase, fiche 24462 |
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